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Château de Chambord

Propriété de l’État depuis 1930, le Domaine national de Chambord est devenu en 2005 un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la haute protection du Président de la République et sous la tutelle du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Agriculture et du Ministère de l’Écologie.
Le conseil d’administration est placé sous la présidence de M. Augustin de Romanet.
Depuis janvier 2010, l’établissement public de Chambord est dirigé par M. Jean d’Haussonville.

Dès le franchissement du mur d’enceinte, long de 32 kilomètres, alors qu’on pénètre au cœur d’un monde à part, jusqu’au moment où l’on se retrouve face à l’architecture de génie imaginée par François Ier et l’artiste inspirateur Léonard de Vinci, c’est une impression incomparable qui saisit le visiteur.
Ensuite, chacun est amené à composer son parcours sur l’ensemble du domaine, depuis la place Saint-Louis jusqu’aux terrasses du château, en passant par le logis royal, les cuisines du XVIIIe siècle, les vignes de l’Ormetrou, les Jardins-potagers en permaculture, les écuries du Maréchal de Saxe, les jardins à la française ou encore la Grande promenade !

1519. Un palais surgit au cœur des terres marécageuses de Sologne. François Ier, tout jeune roi, en ordonne la construction. C’est une œuvre architecturale monumentale que le roi se plaît à montrer aux souverains et ambassadeurs comme un symbole de son pouvoir, inscrit dans la pierre.

Le plan du château et ses décors sont conçus autour d’un axe central : le fameux escalier à double révolution, inspiré par Léonard de Vinci, spirale ascendante qui mène du rez-de-chaussée aux terrasses sur lesquelles culmine la Tour Lanterne.

  • La fin des travaux au XVIIe siècle

Il faut attendre le règne de Louis XIV pour que l’édifice soit achevé.
C’est également à cette époque que les abords du château sont aménagés.
Des écuries sont construites à l’extérieur du château et la rivière du Cosson, qui traverse le parc, est en partie canalisée pour assainir le site. Le Roi-Soleil réside à plusieurs reprises dans le monument en compagnie de sa cour. Molière y présente même pour la première fois à Chambord la plus célèbre de ses comédies, Le Bourgeois gentilhomme, le 14 octobre 1670, en présence de Louis XIV et de la cour.

  • Les aménagements du XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, des travaux sont entrepris afin d’aménager l’intérieur du château. Louis XV en dispose pour loger successivement (entre 1725 et 1733) son beau-père Stanislas Leszczynski, roi de Pologne en exil, puis le maréchal de Saxe, en récompense de sa victoire militaire de Fontenoy (1745).
La nécessité d’apporter chaleur et confort à l’édifice pousse les différents occupants à meubler de façon permanente le château et à faire aménager dans les appartements boiseries, parquets, faux-plafonds et petits cabinets.

Durant la Révolution, le château est pillé, le mobilier est vendu mais le monument échappe à la destruction.

  • Au XIXe siècle: un château privé

Chambord connaît une période d’abandon avant que Napoléon n’en fasse don en 1809 au maréchal Berthier en remerciement de ses services.
Ce dernier n’y fait qu’un court séjour et sa veuve demande rapidement l’autorisation de vendre cette grande demeure en mauvais état. L’ensemble de Chambord est ensuite offert en 1821 par une souscription nationale au duc de Bordeaux, petit-fils du roi Charles X.
Les événements politiques qui le conduisent à l’exil ne lui permettent pas d’habiter son château dont il prend le titre « Comte de Chambord ».
Il ne découvre son domaine qu’en 1871 à l’occasion d’un court séjour pendant lequel il rédige son célèbre « Manifeste du drapeau blanc » qui l’amène à refuser le drapeau tricolore, et par là-même le trône.
À distance pourtant, le comte de Chambord est attentif à l’entretien du château et de son parc.
Il fait administrer le domaine par un régisseur, entreprend de grandes campagnes de restaurations et ouvre officiellement le château au public.
Après sa mort, en 1883, le domaine passe par héritage aux princes de Bourbon-Parme, ses neveux.

Escalier central

  • XXe siècle : Chambord, asile de chefs-d’œuvre pendant la Seconde Guerre mondiale

Le château et le parc sont propriétés de l’Etat depuis 1930.

En 1939, suite à l’ordre d’évacuation des principaux musées de Paris, dont le Louvre, des milliers d’œuvres sont expédiées par convois vers onze châteaux et abbayes du Centre et de l’Ouest de la France dont Chambord.
Le château, fermé au public, va ainsi abriter des milliers d’œuvres d’art majoritairement issues des collections publiques françaises afin de les préserver des bombardements et de la convoitise des nazis.

Avec 4 000m3 de caisses entre- posées en juin 1944, Chambord devient le plus conséquent des 83 dépôts ayant servi à abriter les œuvres pendant le conflit.

Des œuvres iconiques, telles que La Joconde de Léonard de Vinci, La Liberté guidant le Peuple de Delacroix ou La Dame à la licorne ont été cachées à Chambord.

Grâce à des conservateurs et des fonctionnaires du patrimoine zélés, les trésors nationaux traversèrent la guerre sans encombre, transformant Chambord en un musée imaginaire.

 tour de la chapelle.

Escalier de la chapelle

Couloir d'accès à la chapelle.

La chapelle

Jardin Français

En 2017, Chambord s’est transformé de façon spectaculaire : le château a retrouvé ses jardins à la française.

Cela fait plus de 20 ans que la France n’avait pas connu un projet de restitution de jardins d’une telle ampleur, avec plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes délimitant les bordures, ou encore 18 874 m² de pelouses.
Ce chantier éclair a débuté au mois d’août 2016 et s’est achevé cinq mois plus tard pour une ouverture au public le 20 mars 2017.    

Jardin Anglais

Les nouveaux aménagements s’inspirent des jardins anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.
Un jardin anglais s’inspire de jardins réalisés en Angleterre à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
Il se compose d’un tracé des allées souple et naturel et d’une palette végétale spécifique tels que des conifères et des rhododendrons.

Escalier central

La Tour-Lanterne coiffe aussi le majestueux escalier du château de Chambord, l’un des éléments les plus fascinants de la demeure royale.
Rien de l’extérieur n’indique sa présence.
Il forme néanmoins le point central du donjon. Présentant un diamètre de presque neuf mètres, il possède deux entrées à chaque niveau et une forme d’hélice.
Un brin de magie semble accompagner les personnes qui s’engagent sur ses marches. Si elles montent ou descendent au même moment en empruntant chacune une entrée différente, elles ne se croisent pas.

Construit en même temps que le donjon, à partir de 1519, l’escalier de Chambord dessert deux étages, mais aussi les terrasses.
Le recours aux doubles révolutions devait permettre de faciliter les mouvements dans les escaliers et éviter « les embouteillages ».
Cette étonnante construction, pièce maîtresse du corps de logis, s’avère tout à fait inhabituelle dans les bâtiments de l’époque.
De même, sa forme hélicoïdale s’éloigne des tendances de la Renaissance, plus accoutumée aux escaliers droits. 

La structure de cette construction apporte une explication rationnelle à ce phénomène.
Elle est composée de deux escaliers enroulés l’un au-dessus de l’autre, ce qui lui confère le nom d’escalier à double révolution de Chambord.
Son axe de rotation se trouve au cœur d’une colonne vide surmontée à son sommet par la Tour-Lanterne.
Cette colonne possède des parois de pierre percées d’ouvertures faisant office de puits de lumière.
Ces « fenêtres » permettent à ceux qui empruntent les marches de se voir même s’ils utilisent des rampes différentes, ajoutant un côté ludique à cette structure. 

La légende veut que Léonard de Vinci ait conçu cet escalier et même dirigé les travaux de construction du palais de chasse de François Ier.
Les faits montrent que cela n’est pas possible.
Le génie italien s’est en effet éteint en mai 1519, quatre mois avant le lancement officiel du chantier.
Pourtant son influence sur le projet semble bien réelle. 

Salle des chasses

Cette vaste salle, ornée de trophées de cerfs, d’animaux naturalisés et tableaux représentant des scènes de chasse, rappelle la longue tradition de chasse de Chambord.
Disposant de tapisseries brodées de vert et or, héritage du Président Pompidou, la salle offre une ambiance tamisée et conviviale, idéale pour organiser des cocktails et diners restreints ou pour y installer un salon.
La salle des Chasses dispose également d’une cheminée et d’un système de chauffage au sol.

Historique :
Ce qui caractérise cette pièce, ce sont avant tout les nombreuses utilisations qu’on lui a attribuées.
Tantôt pièce principale des courtisans, tantôt chambre sous Louis XIV, elle fit même office de salle de ventes aux enchères dans les années 1930.

Surface : 118,54 m²

Capacité maximale d’accueil :

Assis : 90 personnes

Debout : 150 personnes

Salle des bourbons

La salle des Bourbons est un vaste salon tapissé de tissus jaune et or, orné des nombreux portraits et bustes en hommage à la famille des Bourbons.
Avec ses deux imposants lustres, ses poutres blanches et sa grande cheminée, ainsi que ses épais rideaux, cette salle dégage une atmosphère à la fois chaleureuse et luxueuse.
Historique :
La famille des Bourbons entretien un lien étroit avec le château de Chambord. Des hommes qui ont particulièrement marqué le château, comme Louis XIV, ou encore le Comte de Chambord, dont le buste est exposé dans cette même salle, sont issus de cette prestigieuse famille.
 
Surface : 115,28 m²
Capacité maximale d’accueil :
Assis : 90 personnes
Debout : 150 personnes

Nicolas-Henri Jeaurat de Bertry. Louis de France, Dauphin

Salle des rabatteurs

La salle des rabatteurs, avec ses murs bruts en tuffeau blanc et ses tapisseries, offre un cadre parfaitement authentique, dans l’esprit des grandes parties chasses de Chambord.

Ornée de tapisseries et de trophées de chasse, elle illustre l’une des premières fonctions du château, le relais de chasse.

Historique :
Ancienne mairie du village de Chambord, cette salle devint plus tard la salle de réceptions des rabatteurs qui y festoyaient les jours de chasse, d’où son nom.

 

Surface : 73,77 m²

Capacité maximale d’accueil :

Assis :  80 personnes

Debout : 80 personnes

Appartement de parade. Antichambre.

Le Char de Scipion, vers 1660. Laine, soie, fils métalliques.

Salle des voûtes à caissons

Ces quatre salles sont organisées en croix autour de l’escalier central et offrent un magnifique décor, de par les caissons, sculptés de la salamandre et des monogrammes royaux, qui recouvrent le plafond. Idéales pour organiser de grandes fêtes, il est possible d’utiliser les grandes cheminées afin de recréer une ambiance digne des festins les plus fastueux des cours de la Renaissance.

Historique :
«Je me nourris du bon feu, j’éteins le mauvais» était la devise de François Ier.

Son emblème, la salamandre est omniprésente dans cette salle, accompagnée du «F» du roi et d’autres symboles royaux.

Surface : plus de 150 m²

Capacité maximale d’accueil :

Assis : 400 personnes

Debout : 600 personnes

 Appartements d'invités.

 Appartements d'invités.

 Appartements d'invités. Lit à la polonaise, fin XVIIIe siècle.

Appartements d'invités.

  Chambre de la reine

 chambre du roi

 Logis de François Ier. Lit à baldaquin.

cuisine

Cuisines du XVIIIe siècle

Ancienne cheminée

Nouvelle cheminée

De la hotte de la cheminée, il ne restait pas grand chose.
La photo a été prise juste avant la rénovation.
L’ancienne cheminée du XVIe siècle, agrandie et complétée par un four, était en bon état général.
Ces cuisines furent aménagées à la fin du XVIIIe siècle lorsque les haras royaux entretiennent à Chambord des centaines de chevaux.
Le marquis de Polignac, directeur des haras loge alors dans le château et les services de bouche sont relogés au rez-de-chaussée du donjon.

Galerie d’arts

salle des carrosses

Somptueuse berline royale prévue pour le couronnement de Henri V en 1871.

Chambord conserve un ensemble unique de véhicules hippomobiles au rez-de-chaussée de l’aile royale : les dernières voitures « royales » françaises construites entre 1871 et 1873.

Commandées par le comte de Chambord pour son hypothétique entrée solennelle dans Paris en tant que futur roi Henri V, elles ont finalement été remisées après l’échec d’une restauration monarchique.

L’ensemble est réalisé par les « princes de la carrosserie », les Frères Binder, installés à Paris.

Il se composait à l’origine de 8 voitures à cheval dont 6 ont été achevées et 5 sont encore conservées dans les collections nationales (toutes présentées au château de Chambord) : trois berlines, une calèche et un coupé de gala.

Remarquez notamment la luxueuse Berline de Grand Gala à sept glaces ornée de splendides lanternes et d’ornements en bronze argenté et ciselé (frise, poignées, etc.).

La caisse et les portières, peintes en noir rechampi d’or, sont ornées des Armes et attributs des rois de France, et de branches de fleurs de lys. A l’intérieur, l’habitacle est entièrement recouvert de satin de soie brodé, ivoire et or.

pièce du château qu'il on refait

L’arrière du château

Commandés par Louis XIV, les jardins à la française occupent six hectares et demi au pied du château.
Leur dessin a été composé et mis en place en 1734.
Ils sont traversés, comme par une flèche, par un grand axe long de 4,5 kilomètres qui donne la position de l’escalier à double révolution.

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